Christine Fréchette veut se «tenir debout» face à la guerre tarifaire

Christine Fréchette veut se «tenir debout» face à la guerre tarifaire

La première ministre sortante Christine Fréchette demande aux Québécois de se «tenir debout», au lendemain de l’entrée en vigueur de nouveaux tarifs canadiens en riposte à la guerre tarifaire américaine.

Christine Fréchette, accompagnée de Bernard Drainville et Samuel Poulin.

La première ministre sortante Christine Fréchette demande aux Québécois de se «tenir debout», au lendemain de l’entrée en vigueur de nouveaux tarifs canadiens en riposte à la guerre tarifaire américaine.

À minuit, une nouvelle série de tarifs visant divers produits américains est entrée en vigueur. La mesure fédérale vise à répondre aux tarifs américains de 50% visant bon d’exportations canadiennes et québécoises.

Lundi soir, après une rencontre d’urgence avec son conseil des ministres, Mme Fréchette a présenté une série de mesures de mitigation pour accompagner les entreprises affectées par les tarifs.

«Nous devons nous tenir debout face à la tempête», a-t-elle déclaré mardi devant les médias.

Entre autres, Mme Fréchette compte faciliter l’accès au programme FORCE, qui offre des prêts aux entreprises affectées. Elle compte aussi exiger un minimum de 15% de contenu québécois dans les appels d’offres publics des municipalités.

Elle demande aussi aux Québécois de remplacer 25$ d’achats de produits américains par semaine par des produits québécois.

Menace contre Bombardier

Lundi soir, le président américain a lancé une nouvelle menace envers le Canada. Sur sa plateforme Truth Social, il a menacé d’interdire la vente d’avions de Bombardier aux États-Unis.

Questionnée à ce sujet mardi, la première ministre rappelle l’importance de Bombardier dans l’économie québécoise. Elle ne prévoit toutefois pas, pour l’instant, d’aides spécifiques à cette entreprise.

«En ce moment, on a un message sur une plateforme sociale. Avec le président américain, des fois ça devient une politique, des fois c’est une menace qui n’a pas de suites», souligne-t-elle.

Rencontre avec les partis d’opposition

La première ministre a également rencontré les chefs des principaux partis d’opposition lundi soir. La coporte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, appuie le contenu québécois dans les contrats publics. Elle déplore toutefois qu’il n’y a pas de mesures pour contrebalancer l’impact des tarifs sur le portefeuille des Québécois.

Du côté du Parti québécois, son chef Paul St-Pierre Plamondon affirme que la rencontre aurait pu être un simple courriel.

«Tout comme lors de la rencontre précédente, on ne nous annonçait rien de plus que ce qu’on allait publier dans les médias dans la même soirée. […] Je propose de procéder par courriel pour les prochains décrets du gouvernement.»

Mme Fréchette estime plutôt que M. St-Pierre Plamondon n’a pas profité de la rencontre pour faire valoir ses points.

«Les chefs du Parti libéral et de Québec solidaire m’ont posé des questions, mais pas le chef Parti québécois. C’est sûr que quand tu arrives sans questions à poser, tu ne profites pas d’une rencontre comme ça.»

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Journal Métro (FR)




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